Le Pitchbook de Demain

  • 10 min
  • News Financières
  • Par Léa Faust le 20/11/2018

Dans un environnement ultra-concurrentiel, les banques d’investissement utilisent tous les outils à leur disposition pour gagner du terrain. Les outils de BI (« Business Intelligence ») représentent un véritable atout pour les banquiers d’investissement, leur permettant de créer des pitchbooks interactifs, visuels et sur mesure pour leurs clients. Quels sont alors les véritables bénéfices de la BI pour la banque d’investissement ? Focus sur ce nouveau levier technologique. 

L’analyse à portée de main

 Aujourd’hui, les clients n’ont plus ni le temps ni l’envie de lire des rapports qui n’en finissent plus. Les outils de BI, plus interactifs, répondent mieux aux besoins des clients et offrent de nombreux bénéfices aux professionnels de la finance :

  • Analyse personnalisée : en générant des tableaux de bord sur-mesure, le banquier peut choisir de rentrer dans le détail d’une donnée ou de donner une vue d’ensemble à son client, afin de s’adapter aux problématiques métier de chaque client.
  • Automatisation : finies les heures passées sur Excel à mettre à jour ses tableaux ; les professionnels de la finance peuvent désormais se concentrer sur des tâches à plus haute valeur ajoutée, comme la satisfaction client.
  • Ergonomie et design : les tableaux de bord sont pensés pour leur ergonomie et leur design, afin de transmettre une information claire, visuelle et impactante à travers des graphiques, tableaux et chiffres clé optimisés et interactifs.

Quelle solution choisir ?

 D’après un rapport publié en mai 2018 par Gartner, la part des technologies de visualisation de données dans le paysage des solutions de BI serait en augmentation croissante. Le cerveau humain traite les images 60 000 fois plus rapidement que les mots : en utilisant la « data viz » pour construire leurs pitchbooks, les banquiers sont aujourd’hui en mesure de présenter une information plus interactive, graphique et hiérarchisée à leurs clients.

 Microsoft Power BI et Tableau se disputent la première place du podium, pour l’exhaustivité de leur vision et leur capacité à mettre en œuvre leurs plans stratégiques. Ces deux produits de BI, très similaires, comportent chacun leurs forces et leurs faiblesses :

Les Tops et Flops de PowerBI et Tableau

Tableau : les Tops et Flops

Créé en 2003, Tableau est le pionnier de la visualisation de données et s’impose comme leader du marché depuis plusieurs années. Sa gamme de visualisations, le style de son interface utilisateur et ses fonctionnalités de partage des vues et d’exploration intuitive des données expliquent son avancée sur Power BI. Tableau est conçu pour répondre à tous types de besoins d’analyses de données : la solution permet de créer des tableaux de bords et des rapports personnalisés en quelques minutes seulement, à partir de flux de données en temps réel ou de données agrégées. Les fonctionnalités collaboratives facilitent également l’analyse en simultané, grâce à un tableau de bord public.

 Cependant, toutes ces fonctionnalités ont un coût : les projets Tableau nécessitent souvent la construction d’un entrepôt de données pour pouvoir tirer parti de tous les bénéfices de la solution, dont les frais s’ajoutent à celui des licences.

Power BI : les Tops et Flops

Power BI est le logiciel de visualisation de données édité par Microsoft. Depuis sa création en 2013, il ne cesse de gagner du terrain sur Tableau. Si le dernier « Magic Quadrant BI » de Gartner place Microsoft au même niveau que Tableau sur le plan des fonctionnalités, le cabinet note un avantage de Microsoft dans la catégorie « exhaustivité de la vision ».

 En effet, la plus grande force de Power BI est son intégration à la suite Microsoft. Si l’on peut considérer cet atout comme une faiblesse potentielle au vu de la croissance des parts de marché de concurrents comme Google avec sa G Suite, la suprématie de Microsoft dans le monde de l’entreprise est aujourd’hui indiscutable. En 2017, Microsoft Office comptait plus de 1,2 milliard d’utilisateurs.

« Je n’ai jamais rencontré d’utilisateur de Tableau qui n’était pas également utilisateur de Microsoft Excel », s’est récemment exprimé James Philipps, Corporate Vice President à la tête des solutions BI de Microsoft.

 La stratégie de Microsoft consiste à encourager l’utilisation de Power BI pour visualiser des données traitées avec d’autres applications de la suite Office. Power BI ayant été conçu comme un logiciel complémentaire à Excel, il est particulièrement adapté à la création de tableaux de bords et de rapports. Tout utilisateur d’Excel peut ainsi se servir de Power BI, avec la même aisance et une plus grande agilité : Power BI est accessible depuis le Cloud, l’application de bureau ou sur mobile. Avantage concurrentiel indéniable : la solution est compatible avec n’importe quelle source de données ou application, personnalisée ou non, SaaS ou on-premise : Excel, Mail Chimp, GitHub, SharePoint, Google Analytics, les bases de données SQL, Oracle et SAP ou encore des pages web… les exemples sont nombreux !

Enfin, Microsoft investit constamment dans l’amélioration du logiciel. Le produit Power BI est mis à jour mensuellement avec de nouvelles fonctionnalités permettant à la multinationale de satisfaire ses clients tout en conservant une longueur d’avance sur ses concurrents.

« Pour toutes ces raisons, chez UpSlide, nous pensons que Power BI deviendra rapidement un outil incontournable pour la création de rapport financiers en général, et de pitchbooks en particulier », témoigne Julien Villemonteix, CTO d’UpSlide. 

Le meilleur des deux mondes

 Dans un cas comme dans l’autre, nul doute que les solutions interactives sont en passe de distancer les pitchbooks statiques. Néanmoins, PowerPoint et Excel ne sont pas prêts de disparaître.

« PowerPoint, Excel et Word sont loin d’être dépassés. Microsoft investit toujours massivement dans l’amélioration des fonctionnalités actuelles et le développement de nouveaux éléments », confirme Julien Villemonteix.

De fait, certains clients opteront toujours pour la sécurité d’un rapport statique lorsqu’il s’agit de partager des informations confidentielles, et certains documents – comme les rapports d’opinion – ne seront jamais adaptés au format interactif.

« Notre objectif est de développer une solution permettant d’intégrer des visuels interactifs dans des slides, afin de bénéficier du meilleur des deux mondes : des documents dynamiques en parfaite symbiose avec les fonctionnalités de storytelling de PowerPoint », partage Antoine Vettes, CEO d’UpSlide.

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